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Arthrose, douleur et anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires sont souvent pris en traitement dans l’arthrose pour calmer les douleurs. Ils offrent un soulagement rapide mais ils ne sont pas efficace contre le problème de fond, ils comportent des risques d’effets secondaires et ils reviennent vite fort cher.

Les anti-inflammatoires sont souvent pris en traitement dans l’arthrose pour calmer les douleurs. Ils offrent un soulagement rapide mais ils ne sont pas efficace contre le problème de fond, ils comportent des risques d’effets secondaires et ils reviennent vite fort cher.

 

Que doit-on attendre de la prise de 1500 mg/j de sulfate de Glucosamine ?

La glucosamine tel que dans Cartilamine 1500 permet de véritablement agir sur le fond du problème en ralentissant le mécanisme de dégradation du cartilage par plusieurs mécanismes d’actions ET en diminuant la cascade inflammatoire. Elle revient bien moins chère qu’un anti-inflammatoire ou un anti-douleur. (plus d’informations sur le mécanisme d’action plus loin/autre page/remanier la page “traitements”)

De plus, contrairement aux anti-inflammatoires, qui peuvent causer de graves effets secondaires, elle n’en cause pas.

Maintenant nous allons nous pencher sur le mécanisme de l’inflammation afin de mieux comprendre comment les anti-inflammatoires fonctionnent et quel est leur place dans le cadre de l’arthrose.

Douleur et inflammation

Ci-dessous, un dessin permet d’avoir une vision d’ensemble du processus inflammatoire.

– Tout commence avec un événement comme une brûlure, une infection par un virus ou une lésion interne (par exemple du cartilage), qui va déclencher la réaction inflammatoire.

 

– La réaction inflammatoire va mettre en marche toute une cascade de médiateurs de l’inflammation, qui vont s’enchaîner afin de permettre au corps de réagir. Certains de ces médiateurs de l’inflammation sont appelés cytokines.

 

– Les cytokines vont ensuite activer certains enzymes. La cytokine IL-1B (interleukine-1B) est très importante dans le processus de l’arthrose, ainsi que dans le processus de la douleur en général. Elle va activer les enzymes COX-2. D’autres cytokines importantes sont le TNF-α et l’IL-6, qui ont aussi une action sur les COX-2

 

– Les enzymes COX-2 jouent un rôle important dans la douleur et vont produire des prostaglandines, qu’il vont ensuite libérer dans le milieu extra-cellulaire et le sang. Les prostaglandines sont un type de molécules qui vont avoir des fonctions physiologiques très diverses. (Leur nom vient du fait qu’on les a découvert pour la première fois dans le corps humain dans la prostate).

 

– La libération des prostaglandines déclenche la douleur et d’autres effets physiologiques qui vont renforcer la sensation de douleur (rougeur, gonflement, etc)

 

– La douleur est communiquée au cerveau par les nerfs qui perçoivent les prostaglandines ou d’autres médiateurs de la douleur, ou encore perçoivent directement la brûlure, le choc etc.

Penchons-nous maintenant un peu plus sur ces enzymes COX :

Il y a deux types d’enzymes, les COX-1 et les COX-2. Les COX-1 sont toujours actifs, les COX-2 vont être activés par des médiateurs inflammatoires.

 

Les prostaglandines produites par les COX-1 sont nécessaires pour le bon fonctionnement du corps. Il y a par exemple des prostaglandines qui vont avoir un effet protecteur sur l’estomac, d’autres qui vont permettre le bon fonctionnement du rein. Au final, leur effets sont donc productifs et nécessaires.

 

Les enzymes COX-2, par contre, sont activés par les médiateurs inflammatoires. Les prostaglandines produites par les COX-2 vont déclencher des signaux de douleur.

 

Pour lutter contre cela, l’industrie pharmaceutique à mis au point des produits qui vont bloquer les COX: les anti-inflammatoires ou AINS ( = anti-inflammatoire non-stéroïdien, un type d’anti-inflammatoire).

Malheureusement les anti-inflammatoires vont bloquer les COX sans différencier entre les enzymes COX-1 ou COX-2.

 

Si d’un coté le blocage des COX-2 qui permet les effets anti-douleurs et anti-inflammatoires, il est à noter que bloquer les COX-1 revient à priver l’organisme des effets bénéfiques des prostaglandines produites par les COX-1. C’est de là que viennent les effets secondaires, parfois graves, comme les saignements gastriques.

Anti-douleurs et anti-inflammatoires

Les anti-douleurs et anti-inflammatoires qui sont le plus souvent employés dans le cadre de l’arthrose sont :

 

A. Les AINS ou anti-inflammatoires non-stéroïdien (vente libre ou ordonnance, liste ici )

B. Le paracétamol

C. Les anti-COX2

A. Les AINS

Exemple : ibuprofène ou acide acétylsalicylique. L’ibuprofène est un des AINS les plus connus et l’acide acétylsalicylique est un des plus anciens.

Le nom complet d’AINS est “anti-inflammatoire non-stéroïdien”, un type d’anti-inflammatoire. Ils agissent en bloquant à la fois les enzymes COX-1 et COX-2. Comme vu ci-dessus, en bloquant les COX-2 on diminue la douleur, par contre bloquer les COX-1 va produire les effets secondaires typiques des anti-inflammatoires, comme les ulcères, saignements gastriques, les problèmes de perfusion du rein et l’hypertension (voir schéma ci-dessus). Il n’y pas d’effet sur le reste de la cascade inflammatoire

 

Pour obtenir un effet anti-inflammatoire dans le cadre de l’arthrose suffisant, il faut prendre minimum 1200 mg d’ibuprofène / jour (soit 3 x 400 mg) et 3 g d’acide acétylsalicylique (3 x 1 gramme / jour)

 
B. Le paracétamol

Le paracétamol est un médicament uniquement anti-douleur. Longtemps son mécanisme d’action n’était pas clair. Il semble qu’il effectue une action sur les COX mais au niveau du cerveau, ce qui explique le fait qu’il ne provoque pas les mêmes effets secondaires que l’ibuprofène. En revanche il est hépatotoxique à trop grandes doses. Le risque existe à partir de plus de 4 gr / jour, or la dose recommandée dans le cadre de l’arthrose est de 3 grammes (1 gramme 3 x / j).

 
C. Anti-COX2

Exemple : celecoxib

Pour essayer de remédier aux problèmes d’effets secondaires des médicaments ont été mis au point pour ne bloquer que les enzymes COX-2, sans toucher les COX-1. (Tel que le rofecoxib, celecoxib etc.) Malheureusement ces médicaments sont associés à des risques cardiovasculaires accru et certains ont été retirés du marché suite à des effets secondaires trop importants.

Pourquoi les anti-inflammatoires ne suffisent pas contre l’arthrose ?

L’arthrose n’est pas uniquement un processus d’inflammation, c’est aussi une maladie du cartilage. Seule la glucosamine combine un effet sur l’inflammation et le cartilage.

 

Dans les problèmes arthrosiques du cartilage il y a notamment : 

  • une usure du cartilage due à l’age, au sport, au surpoids 
  • une trop grande dégradation du cartilage 
  • pas assez de renouvellement de cartilage

 

L’anti-inflammatoire va soulager la douleur et s’il est pris en quantité suffisante, il peut endiguer les poussées inflammatoires. 

 

Cependant, il cause des effets secondaires, ce que la glucosamine ne fait pas.

La glucosamine est LA solution, car elle agit sur les COX-2 et sur les autres éléments de la cascade inflammatoire, mais elle agit aussi sur la structure du cartilage !

Nous avons donc un double effet : effet sur la cascade inflammatoire + effet sur le cartilage, pour enfin vraiment combattre la douleur durablement.